Les carnets du sous-sol

Du 9 au 20 janvier 2018

Création

Souffrant d’une misanthropie pathologique, un homme s’est retiré du monde. Depuis 20 ans dans sa cave, cet homme-rat ressasse sans cesse le souvenir de l’échec de sa vie : une femme-brebis égarée qu’il aurait voulu ramener dans le troupeau.

La pire des souffrances est celle de ne plus pouvoir aimer.

Dostoïevski, L'idiot

Le personnage central des Carnets du sous-sol est le grand frère de tous les personnages célèbres de Dostoïevski. Et il est particulièrement « dostoïevskien ». Il est tourmenté, bourré de contradictions et incapable d’aimer. 

Dostoïevski commence ce roman par l’avertissement suivant :

L’auteur de ces « carnets » comme les « carnets » eux-mêmes sont, bien entendu, imaginaires. Pourtant, non seulement des hommes comme l’auteur des carnets peuvent exister dans notre société mais, en raison des circonstances générales dans lesquelles celle-ci s’est formée, il était fatal qu’ils y existassent. J’ai voulu évoquer à la face du public, avec un peu plus de relief que de coutume, un de ces caractères qui appartiennent à un passé récent. Cet homme est le représentant d’une génération en survie… 

André Gide a dit à propos de ce roman : « Je crois que nous atteignons, avec Les Carnets du sous-sol, le sommet de la carrière de Dostoïevski. Je le considère, ce livre (et je ne suis pas le seul), comme la clé de voûte de son œuvre entière.