Pistolet, c’est un duo théâtral joyeux, sensible et engagé, qui navigue à la frontière de la conférence et du spectacle intime.
Le projet est porté par l’envie de faire rejaillir la vie du théâtre wallon de mon enfance, ancrée dans un lieu précis : la cafétéria d’un théâtre liégeois pendant l’entracte. Là où les histoires se mêlent aux miettes des pistolets jambon-fromage et à la tarte au riz.
Tout est là, sur la table.
Le théâtre dialectal et amateur est, à mes yeux, un véritable terrain d'expérimentation et de recherche, qui soulève de belles questions d'identité, d'appartenance et de transmission. Il parle autant du théâtre dialectal que de la manière dont se fabriquent les récits, dont circulent et persistent les souvenirs et dont se créent les liens entre les personnes.
Le spectacle rend compte d'un monde qui n'est plus, vu à travers le regard de quelqu'un qui l'a quitté pour y revenir, changé.
Il raconte aussi le chemin parcouru par la langue, au travers de l’histoire de ma grand-mère et de la mienne.
Avec la comédienne Josépha Sini, nous rendons compte d’un monde que l’on tente d’attraper au vol.
L’air sent le jambon et le café filtre.
Au mur, il y a un portrait du couple royal et, à un moment, nous tirerons la tombola.